Propriété

Naissance de Haut-Chaigneau
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Le temple du vin

Après avoir exploité la propriété familiale issue de la famille de JEANINE CHATONNET, née DELCOMBEL, à Montagne-St Emilion au lieu dit « Trançon », où la vigne côtoyait comme traditionnellement à l’époque les vergers, André et Jeanine CHATONNET ont décidé en 1967 d’acquérir une propriété en ruine d’environ 12 ha de vigne plantées à Néac, au lieu dit « Chaigneau », dans l’appellation voisine de Lalande de Pomerol. A la tête d’un négoce en produits phytosanitaires et engrais pour la vigne qui n’a cessé de croître jusqu’à sa cession en 1991 à un important groupe céréalier et de distribution, Jeanine et surtout André, exploitaient ce vignoble le week end, comme « passe temps », en plus de leurs activités professionnelles principales.

Ce lieu possède une histoire ancienne méconnue mais bien réelle. « Chaigneau » est un hameau qui comprend au début XVIIIe siècle plusieurs métairies appartenant pour la plupart à André Garde, Notaire Royal à Néac. Il possède un patrimoine foncier et agricole important dans le St Emilionais à tel point qu’il tient avec minutie un « livre de Raison » que nous avons exploité. Il utilise tous les modes de faire-valoir, réservant (pas fou) la gestion directe, plus rémunératrice, aux terres viticoles.


Ayant acquis la « métairie de Chaigneau », il la fait évoluer vers une spécialisation viticole. C’est un signe qui ne trompe pas : dans cette sélection empirique des meilleurs terroirs viticoles, et parce que Chaigneau lui apporte grâce à des vins de qualité de grandes satisfactions et des revenus réguliers, il décide d’étendre là ses plantiers. Plus tard, il envoie aux négociants Libournais des barriques de « Chaigneau » « logées en neuf », ce qui est extrêmement rare dans la région à cette époque. A la fin du XVIIIe, le célèbre courtier Tastet-Lawton de Bordeaux prendra le temps de consigner dans ses carnets « la capacité à bien se garder des vins de Chaigneau », caractéristique rarissime et capitale à cette période préhistorique de la science œnologique !

 

La propriété aujourd'hui

Les batiments dans le plus pur style antique, selon la volonté d'André Chatonnet, la décoration, oeuvre de Janine Chatonnet, le mobilier de Christian Chartres, les fresques murales de Michel Brosseau, peintre bien connu à Bordeaux pour ses peintures oenophiles, tout a été pensé et réalisé à la gloire du vin.
L'immense salle de réception d'où l'on peut apercevoir les rangées de fûts en chêne alignés comme à la parade, sous les voûtes et arcades du chai enterré, en est le symbole.

Juste retour des choses, les vins de Haut-Chaigneau sont régulièrement médaillés et bien notés par les meilleurs critiques internationaux.

Pour développer la notoriété des vins de l'appellation, André Chatonnet est à l'origine de la création des Baillis de Lalande de Pomerol, incarnation moderne des Baillis moyennageux aux ordres des Chevaliers de Malte protecteurs des pélerins chrétiens vers St Jacques de Compostelle, et qui aujourd'hui sont devenus les "protecteurs" et les "pélerins" de Lalande de Pomerol dans le monde.

Faire un bon vin ne suffit pas, il faut surtout développer sa notoriété. Un important travail de communication à faire, le Temple du Vin est un outil parmi d'autres. explique André Chatonnet.

Le chai à barriques.

 

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Le cuvier